L’amélioration des techniques d’imprimerie a peu à peu contribué à l’apparition de nouvelles formes d’écriture à travers la «presse» écrite, à partir des XVIe et XVIIe siècles.
Le développement de la presse écrite se nourrit de différents facteurs :
Tout au long du XIXe siècle, la presse participe au déploiement du capitalisme industriel à deux niveaux :
La nécessité de soutenir la mise en valeur du capital (recherche de profit) encourage l’augmentation progressive de la productivité et accentue le processus d’industrialisation de la presse en favorisant notamment :
Les entreprises de presse contrôlent généralement l'ensemble de la chaîne de valeur :
Le financement repose principalement sur :
Le modèle économique alors adopté par les médias écrits devient la norme pratiquement jusqu’à la fin du siècle
La presse connaît son premier âge d’or au début du XXe siècle en se faisant plus accessible
et plus diversifiée que jamais auparavant
La presse écrite demeure un secteur relativement stable jusqu'à la fin du siècle, surtout marqué par d’importantes revendications et conflits professionnels, témoignage des importants profits engrangés par les «magnats de la presse»
La vigueur du secteur permet une développement rapide de nouveaux formats, genres et approches journalistiques
Au début du XXe siècle la compétition est très forte : on publie des centaines de gazettes, de journaux et de bulletins de tous genres sur l’ensemble du territoire.










En 1963, Pierre Péladeau devient un joueur incontournable de l’information en lançant Le Journal de Montréal, à mi-chemin entre le tabloïd et le quotidien d’information.
Ayant commencé comme camelot, il devient éditeur en achetant un hebdomadaire de Rosemont, puis il lance plusieurs petits journaux qu'il imprime dans sa propre imprimerie. Il regroupe ses entreprises en 1965 au sien de Québecor.
En 1964, il profite d'une grève au journal La Presse pour recruter des journalistes dans son nouveau tabloïd qui mise surtout sur le sport, le sang, le sexe et le spectacle. En 1967, il fonde Le Journal de Québec.
La Presse est l'un des journaux francophones aux plus forts tirages durant la première moitié du 20e siècle. Se disant indépendant au point de vue politique, il est plutôt de tendance conservatrice durant cette époque.
En 1955, Paul Desmarais, président de Power Corporation, une entreprise à portefeuille qui compte notamment des intérêts dans les domaines de l’énergie (pétrole) et dans l’impression commerciale, acquiert le journal qui devient alors libéral.
Il y a différents types de journaux qu'on peut définir selon leur :
Le passage à un environnement médiatique toujours plus numérique, mobile et social signifie également que la forme des interventions politiques développées et conçues pour les environnements des médias du 20e siècle auront besoin de réformes pour être effectifs et efficaces dans ceux du 21e siècle, notamment en ce qui concerne
(1) la lutte effective contre les défaillances potentielles du marché dans la production du bien public que permet un journalisme professionnel, indépendant, et de qualité,
(2) la garantie d’un marché des médias efficace et concurrentiel et
(3) l’assurance que les citoyens développent une connaissance des médias et de l’information suffisante pour naviguer efficacement et dans leur propre intérêt dans l’environnement médiatique