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Du divertissement de masse aux publics du 7e art

Le cinéma au Québec

Les premières lueurs du cinéma nord-américain

La première projection publique en Amérique

La première projection cinématographique publique en Amérique a lieu à Montréal en 1896, un an après celle organisée à Paris par les frères Lumière.

 

Dès 1906, une première salle consacrée à la projection de films est fondée à Montréal, le Ouimetoscope, fondée par Léo-Ernest Ouimet, considéré comme l'un des pionniers du cinéma.

Les débuts expérimentaux de la production locale

La production cinématographique est d'abord assurée par des cinéastes amateurs (souvent les propriétaires des salles eux-mêmes) qui proposent leurs productions «locales» aux spectateurs curieux.

Cependant, très rapidement, l'organisation industrielle du cinéma se développe autour de certains pôles de production en Europe (Angleterre, France) et aux États-Unis.

La diffusion est d'abord une affaire d'exploitants de salles locaux qui achètent les films aux distributeurs représentant les maisons de production, mais l'industrie tend rapidement à se consolider autour de quelques grandes entreprises établies en Californie.

La première industrie culturelle

Le cinéma est, dès le début, un secteur organisé industriellement, donc privé et commercial, qui se finance par la vente de billets (location d'une place), mais aussi de produits de convenance (cigarettes, bonbons, etc.) et par la publicité.

Les cinémas sont des lieux de socialisation importants au début du siècle, favorisé par l'urbanisation rapide.

On y va pour voir des films, mais aussi pour assister aux actualités filmées, pour y voir des tours de chant et autres performances diverses, dans l'esprit du théâtre de «variétés».

Fondements historiques

Hollywood et le cinéma

De 1910 à la fin des années 1920, Hollywood devient le centre névralgique de l'industrie cinématographique.

L'industrie cinématographique américaine est implantée à Hollywood et dans ses environs, en Californie, en raison d'une combinaison de facteurs géographiques, juridiques et économiques. À l'origine, une grande partie de l'industrie cinématographique américaine était concentrée dans des villes plus froides du nord du pays, telles que New York et Chicago. À mesure que la demande pour leurs productions explosait, les cinéastes se sont mis à rechercher des lieux au climat tempéré qui leur permettraient de tourner toute l'année, ce qui était essentiel à une époque où de nombreux films étaient tournés en extérieur à la lumière naturelle. Le climat doux et l'ensoleillement abondant du sud de la Californie en ont fait un lieu idéal pour la production cinématographique. La région offrait également une grande diversité de paysages à proximité, notamment des montagnes, des vallées, des déserts, des forêts et des plages, fournissant ainsi aux cinéastes des décors variés pour leurs productions. De plus, la disponibilité de terrains et d'une main-d'œuvre bon marché a encore facilité l'implantation de studios et d'installations de production dans la région.
Traduit avec Deepl

L'oligopole hollywoodien

Cinq grands studios dominent l'industrie par un modèle d'intégration verticale : elles contrôlent toutes les étapes de la chaîne en étant propriétaires des entreprises de production, de distribution, et des cinémas. Elles contrôlent également la main d'œuvre : les scénaristes, les actrices et les acteurs, les réalisateurs et l'ensemble des artisans du cinéma sont généralement liés à un studio par des contrats fermés et contraignants.

Paramount Picture

1913

D'abord une compagnie de distribution, Paramount Picture Corporation est fusionnée à la compagnie de production de flms Famous Players fondée par Adolph Zukor en 1913.

La compagnie fait l'acquisition de plusieurs salles de cinéma aux États-Unis et ailleurs, notamment à Paris, Londres et Vienne.

Fox Film

1915

William Fox débute dans l'industrie en 1904 et établit rapidement un réseau de cinémas sur la côte est américaine, puis il développe une entreprise de distribution de films, pour enfin produire ses premiers films dans un studio du New Jersey.

Le studio Fox Film Corporation s'établit en Californie en 1915 et fusionne en 1935 avec Twentieth Century Pictures.

Warner Brothers

1924

Les frères Harry, Albert, Sam et Jack débutent en 1903 par l'acquisition de salles de cinéma, puis la distribution de films, avant de se lancer dans la production en 1918. Warner Bros. est fondée en 1924.

En 1928, elle fusionne avec First National Pictures. 

Metro-Goldwyn-Mayer

1924

Marcus Loew, propriétaire d'une chaîne de cinémas, fonde MGM en faisant l'acquisition de trois studios de production : Metro Pictures, Goldwyn Pictures et Louis B. Mayer Productions.

RKO Radio Pictures Incorporated

1928

Le début du cinéma au Canada

Une industrie à défricher

Le clergé et les «vues du diable»

En 1913, sous l'influence de l'Église catholique, le gouvernement du Québec met sur pied le Bureau de censure des vues animées qui sélectionne et tronque les films présentés pour assurer la moralité des films.

Néanmoins, certains ecclésiastiques décident d’utiliser cet art de masse au profit de leur mission et propager des valeurs, des modèles, des idées.

C'est le cas de Monseigneur Albert Tessier.

Mgr Albert Tessier est l'un des pionniers du cinéma québécois. Il réalise des films documentaires qui cherchent à faire découvrir l'histoire, le terroir, la nature du Québec. En 1980, le gouvernement du Québec crée le prix Albert-Tessier décerné à des cinéastes québécois qui se sont démarqués par leur carrière.

Le Canada, «marché domestique» des États-Unis

Le Canada est considéré comme un sous-marché du domestic market des majors d'Hollywood, qui y distribuent leurs films dans les salles indépendantes ou dans les salles qu'elles exploitent dans les grands centres urbains.

FAMOUS PLAYERS

1920

Famous Players Canadian Corporation est la première chaîne de cinémas au Canada. Liée à Paramount Pictures, premier studio à produire des «longs métrages», elle est établie sur le réseau de salles fondé  durant les années 1910.

Famous Players contrôle alors la distribution et la diffusion des productions produites par Paramount.

CINEPLEX ODEON

1941

Odéon, la deuxième chaîne de cinémas au Canada, est fondée par le fils du président de la Famous Players, mais est rapidement vendue à une entreprise de divertissement britannique.

En 1945, Odéon et Famous Players passent une entente afin de garantir le nombre d'écrans consacrés aux films hollywoodiens. 

L'oligopole formé par les entreprises américaines qui concentre les réseaux de production et de distribution des films réduit considérablement le nombre d'écrans disponibles pour diffuser des productions locales. 

La plus grande partie des recettes perçues aux guichets vont à des sociétés de distribution étrangères, ce qui amène les cinéastes canadiens à se tourner vers d'autres sources de financement pour soutenir le développement d'une cinématographie locale.

Selon les logiques économiques qui régissent le cinéma depuis ses origines, la cinématographie québécoise n’aurait jamais dû voir le jour. Dans le sous-continent nord-américain où, à partir de 1910, s’est rapidement développé l’épicentre du cinéma commercial mondial – Hollywood – il n’y avait, a priori, pas de place pour d’autres productions. Et encore moins pour un cinéma francophone.

Les premières grandes productions francophones

De 1910 à 1950 les salles de cinéma se multiplient et attirent le public avec des productions américaines et européennes, ainsi qu'avec des films d'information ou quelques courts documentaires canadiens. 

À partir des années 1940, les films de fiction québécois prennent peu à peu l'affiche en proposant des fresques mélo-dramatiques chargées de morale et de bons sentiments, souvent adaptés de romans ou de pièces de théâtre à succès. Ces films locaux, en français, se révèlent plutôt populaires.

Quelques sociétés de production voient le jour, comme Renaissance Film, qui a pour but déclaré de tourner des films catholiques au Québec, une expertise locale se développe peu à peu. 

Adapté d'une pièce de théâtre écrite en 1921 à partir d'une histoire vraie, l'histoire de la petite Aurore Gagnon a été portée à l'écran pour une première fois en 1952.

J.A. DeSève : de France Films à Télé-Métropole

« Joseph-Alexandre DeSève, distributeur, producteur de cinéma, exploitant de salles. Après avoir exercé divers métiers, il commence, au début des années 1930, à importer, à distribuer et à présenter des films. En 1934, il acquiert la compagnie France Film, la plus importante firme de distribution de films français au Canada, qui est également propriétaire d'un réseau de salles spécialisées dans la présentation de films et de spectacles français. Lorsque la Deuxième Guerre mondiale l'empêche de s'approvisionner en Europe, il décide d'assouvir un vieux désir : se lancer dans la production. [...] Il comprend toutefois qu'il est plus payant de distribuer que de produire des films québécois, surtout s'il exerce un monopole sur les salles. »
Le cardinal Paul-Émile Léger rendant visite à Joseph-Alexandre DeSève au studio de Télé-Métropole.
L'essor de la cinématographie canadienne

L'Office National du Film du Canada

En 1939, le gouvernement du Canada décide d’organiser et de stimuler la production cinématographique canadienne et fonde l’Office national du film (ONF), une société publique ayant pour mandat de faire «connaître et comprendre le Canada aux Canadiens et aux autres nations». L’organisme sert d’abord surtout d’outil de propagande pour renforcer le sentiment d’appartenance nationale en temps de guerre, il donnera l’occasion à de nombreux innovateurs de développer le cinéma canadien.

L’arrivée de l’ONF à Montréal en 1956 constitue un véritable tournant dans l’histoire du cinéma francophone en Amérique du Nord. L’année suivante, une polémique éclate à l’intérieur et à l’extérieur de cette institution sur le peu de place laissée aux réalisateurs et aux techniciens francophones. En 1958, deux d’entre eux, Michel Brault et Gilles Groulx réalisent Les Raquetteurs. Un court métrage documentaire qui date les débuts de l’école du cinéma direct qui connaît son heure de gloire au début des années 60. Ce mouvement cinématographique qui accompagne la Révolution tranquille marque les véritables débuts du cinéma québécois. 

Les débuts du cinéma "direct"

Manger Louis Portugais & Gilles Carle (1961)
« Durant les années 1960, la volonté des cinéastes témoignait du désir de participer activement au mouvement social et culturel qui secouait alors le Québec. Le cinéma québécois devait se réapproprier l’imaginaire monopolisé par Hollywood. À cette époque, les cinéastes mettent l’accent sur l’importance de révéler les Québécois comme ils sont. Les films participent alors de la (re)construction identitaire du sujet québécois présenté sous les atours du sujet en voie de modernisation accélérée. »

À la fin des années 1950 et au courant des années 1960, l’ONF se démarque par sa production documentaire et développe de nouvelles techniques d’animation. Le financement fédéral assure une certaine liberté aux créateurs qui peuvent explorer de nouvelles approches et prendre des risques.

Pour la suite du monde Michel Brault et Pierre Perrault (1962)
Notes sur un triangle René Jodoin (1966)

L'ONF constitue une école d'où sortiront les producteurs et les réalisateurs qui participeront à mettre sur pied une industrie cinématographique indépendante au Québec et au Canada. 

L'industrie cinématographique canadienne

1950
Le gouvernement introduit un amortissement fiscal de 50 % visant à encourager l’investissement privé dans les entreprises cinématographiques canadiennes
1967
Fondation de la Société de développement de l’industrie cinématographique canadienne (SDICC)

La SDICC est un organisme fédéral qui reçoit pour mandat d'investir des fonds qu'il reçoit du gouvernement dans la production de films canadiens afin de soutenir le développement d'une industrie indépendante. Selon le gouvernement de l'époque, le secteur allait rapidement devenir autosuffisant et la SDICC ne devait être qu'un soutien ponctuel.

Elle contribuera à la production d'un certain nombre de films commerciaux qui connaîtront un certain succès au tournant des années 1970.
Pour Judy LaMarsh, qui dirige le Secrétariat d’État, la création d’une industrie de la production nécessite que les films soient rentables et donc exportables vers les États-Unis, ce qui implique la présence des distributeurs américains. L’argument de l’exportation est toujours utilisé dans l’optique d’une légitimation de l’absence de mesures concernant la distribution et la diffusion des films au Canada [...] Pour J. LaMarsh, les films canadiens doivent être le plus « américains » possible pour engranger des profits. Or, les cinéastes québécois (et plusieurs cinéastes canadiens d’ailleurs) vont, en utilisant les fonds de la SDICC, développer une autre conception – d’auteur – du cinéma canadien
Le cinéma commercial des années 1960

Le «Maple Syrup» Porno

L'expression «Maple syrup porno» a été proposée par le magazine Variety pour désigner les films pornographiques «soft-core» produits au Québec entre 1969 et 1971.

Sortes de comédies romantiques, ces drames de mœurs, dans lesquels jouaient des vedettes de l'époque, parsemaient leurs histoires sentimentales de scènes de nudité et de sexe et constituent les premiers grands succès commerciaux du cinéma canadien d'après-guerre.

Le succès au box office de ces films, même s'il ne dure que quelques années, permettra à des producteurs d'établir la viabilité commerciale de l'industrie cinématographique québécoise.

Les États généraux du cinéma québécois

1974 : Occupation du Bureau de surveillance du Cinéma

En 1963, les cinéastes québécois commencent à former des associations afin de réclamer l'intervention des gouvernements dans le financement et le soutien de l'industrie cinématographique canadienne et québécoise. [...] [En novembre 1974],  décident d’aller occuper le Bureau de surveillance du cinéma situé dans l’édifice gouvernemental du 360 rue McGill. Ils furent alors rejoints par l’ensemble du milieu et pendant plusieurs semaines, l’endroit se transforme en un espace où vont se tenir spontanément une sorte “d’États généraux du cinéma québécois”. Ce coup de force, va finalement entraîner l’adoption, début 1975, de la loi créant l’IQC aujourd’hui devenu la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).
1974
Le gouvernement canadien hausse l’amortissement fiscal de 60 % à 100 % de l’investissement dans les productions canadiennes :  les producteurs peuvent désormais déduire la totalité des sommes investies pour réaliser un film de 75 minutes min., réalisé par au moins un réalisateur canadien et dont au moins 75 % de la production a été réalisée au Canada.

La mesure vise à soutenir le cinéma canadien, mais aussi à stimuler la co-production de films étrangers au Canada.
1975
Le gouvernement du Québec adopte la première Loi sur le cinéma
1977
Le gouvernement du Québec met en place l'Institut québécois du cinéma (IQC) qui agit un peu comme la SDICC, en priorisant les aspects économiques sur les aspects esthétiques, de forme ou de contenu... mais avec beaucoup moins de fonds à dépenser.
1983
Le gouvernement du Québec adopte une nouvelle loi sur le cinéma qui vise à augmenter le financement des productions québécoises qui bénéficient peu du financement de la SDICC, et encadrer la distribution et forcer, entre autres, les studios américains à présenter une version doublée de leurs films pour être diffusés au Québec. La loi sera contestée et modifiée à plusieurs reprises sous les pressions de la Motion Picture Association of Canada.
1987
La SDICC devient Téléfilm Canada suite à l’adoption de la Politique nationale du film et de la vidéo et prend un double rôle afin de financer à la fois les productions cinématographiques et les productions télévisuelles.
L'essor du cinéma québécois

Une industrie culturelle québécoise

Au long de la décennie 1970, la stratégie québécoise dans le domaine de la culture et des communications s’est caractérisée d' une part par une volonté d’élaborer une véritable politique nationale autonomiste et, d’autre part, par une politique de type social-démocrate axée sur la notion de service public. 

Mais au cours des années 1980, on assiste a un changement de cap majeur. Bien sûr, l'État quebecois continue de revendiquer les pleins pouvoirs, mais il est contraint à se retrancher sur des positions défensives et à s’engager sur la voie de la collaboration avec le fédéral [...] tout en privilégiant la consolidation des industries culturelles et la concertation entre l’État et l’entreprise privée.

L'affirmation de la «souveraineté culturelle» du Québec se fera dorénavant à travers la promotion des industries québécoises de la culture et des communications.

Au tournant des années 1980, une série de facteurs conjoncturels ont engendré un nouveau rapport de forces politique et réglementaire et incité le gouvernement québécois a repenser sa strategie d'intervention :

  • un contexte politique renouvelé suite au double échec judiciaire («guerre du câble») et politique (défaite référendaire) du gouvernement du Québec face au fédéral; 
  • le développement des nouvelles technologies d'information et de communication, notamment la câblodistribution qui permet de décupler le nombre de chaînes de télévision accessibles; 
  • une situation économique difficile compte tenu, entre autres, du déficit budgetaire de l’État qui force à repenser le modèle social-démocrate adopté par le gouvernement depuis la révolution tranquille.
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On peut distinguer deux périodes importantes dans la mise en place et la réforme de sociétés d'État engagées dans le financement du cinéma. La première période (1976-1984) se distingue par l'encouragement au développement du cinéma de fiction, tandis que la seconde (de 1984 à aujourd'hui) se caractérise par la consolidation des acquis de cette politique de la réalisation du cinéma de fiction. Ces diverses interventions publiques permettent la création d'une industrie cinématographique locale qui impose graduellement une nouvelle exigence aux jeunes réalisateurs: l'écriture d'un scénario.

Le nombre de productions québécoises baisse au début des années 1980, face à des difficultés financières, aux coûts plus élevés, la diminution du pouvoir d'achat et la compétition d’énormes productions.

Le cinéma Québécois parvient toutefois à retrouver une certaine vigueur avec le succès international de différentes productions de réalisateurs issus des studios de l'ONF ou de la Société Radio-Canada.

Le déclin de l'empire américain
Denys Arcand (1986)
Premier film canadien nommé pour l'Oscar du meilleur film international en 1987
L'Homme qui plantait des arbres
Frédéric Back (1987)
Oscar du meilleur court métrage en 1988
Cette période voit aussi l’émergence d’un nouveau genre dans le cinéma québécois : les films pour enfants. La série Contes pour tous, produite par Rock Demers, fait appel à des réalisateurs remarquables comme André Melançon (et son classique La guerre des tuques, 1984), Michael Rubbo et Jean Beaudry. Certains films de cette série sont des coproductions. Cette méthode de financement devient de plus en plus courante à l’ONF, dans l’industrie privée, à l’IQC, à la SDICC et à la télévision.

Le cinéma
canadien >
> québécois ?

Le Québec concentre un peu plus de 50 % de la production nationale de films, contre 30 % pour l’Ontario et 20 % pour la Colombie britannique. 1 % du volume de production est localisé dans l’Alberta, et aucun film n’est tourné dans les autres provinces !

Malgré la domination du Québec, les œuvres en langue française constituent moins d’un tiers de la production nationale (97 millions de dollars sur 350), soit une trentaine de films contre 70 longs métrages en anglais. Les films en langue française ont aussi des budgets plus bas, à 2,9 M de dollars en moyenne contre 3,5 M de dollars – écart qui s’explique par le plus grand nombre de films en anglais au budget conséquent, notamment les coproductions internationales.
Perspective contemporaine

Le cinéma
canadien >
> américain ?

Avec Téléfilm Canada, la stratégie du gouvernement canadien pour les industries de l'audiovisuel au courant des années 1980, contribue à l'apparition d'un grand nombre d'entreprises privées de production.

L'expertise de ces entreprises et des équipes de tournage, le taux de change avantageux et les incitatifs fiscaux attirent également les grands et les petits studios des États-Unis.

Avant la pandémie, le nombre de tournages américains à Montréal avait atteint un sommet : 

Depuis deux ans, le Québec est près d’atteindre un record en matière de films étrangers tournés à Montréal. L’an dernier, les dépenses totales ont atteint 383 millions.

Contribuant à cet attrait, les studios Mel's, fondés en 1988 par Mel Hoppenheim et Michel Trudel, spécialistes en location de matériel cinématographique, accueillent de nombreuses productions étrangères.

L'expertise montréalaise est aussi reconnue en matière de post-production et d'effets spéciaux..

Au Québec seulement, l’industrie des effets visuels (désignée par l’acronyme VFX) génère bon an mal an des contrats dépassant les 100 millions de dollars. De 1500 à 2000 emplois, si l’on tient compte du volet animation, en découlent. En 2014, des effets spéciaux incorporés à 35 grosses machines hollywoodiennes comme X-Men et Hunger Games ont été créés ici. Le gigasuccès printanier Avengers : l’ère d’Ultron met également en avant des effets visuels conçus et exécutés chez nous. À l’instar de la très populaire série de HBO Le trône de fer. Et, prochainement, du Monde jurassique.
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Université du Québec à Montréal